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Le Blog de Florian Brunner

Un blog engagé où tout le monde pourra s’exprimer à sa manière sur Colmar, sa région et plus largement sur l'Europe et l'état du monde.

Un universitaire n’est pas un acteur de l’économie

Publié le 10 Décembre 2013 par Florian Brunner

 

 

On connait le goût prononcé de Gilbert Meyer pour les diplômes universitaires, lui-même s’étant obstinément accroché à l’obtention d’un doctorat jusqu’à 70 ans passés. Donc le voilà doctorant, et après ? Il n’est pas le seul et on voit de nombreux profils obtenir des doctorats, sans qu’il y ait forcément des étincelles par la suite. Gilbert Meyer donc, stimulé par sa réussite universitaire toute récente, a brandit les conclusions d’un universitaire lors de la séance du Conseil Municipal du 9 décembre 2013 qui abordait l’orientation budgétaire. Evidemment l’universitaire à la page 75 de son ouvrage (« La crise qui vient »), affirme que Colmar, comme Vitré et d’autres territoires industriels, fait partie de ces « zones d’emplois marchandes dynamiques » et représente cette « France qui gagne ».

 

Il s’agissait de Laurent Davezies, professeur au CNAM, titulaire de la chaire Économie et développement des territoires. Cet universitaire a un parcours basé sur des analyses théoriques solide. Cependant un universitaire émet des thèses, fonde des analyses mais ne clame pas haut et fort une vérité inébranlable. Il convient donc de rappeler que l’universitaire ne fait pas l’économie et n’est pas un acteur de l’économie. Il entreprend une démarche intellectuelle qui peut aboutir à de bonnes ou moins bonnes conclusions. L’universitaire bardé de diplômes et d’expérience analytique n’est pas à l’abri d’une erreur.

 

En outre les analyses de Laurent Davezies se fondaient sur la période 1999 – 2006. Ainsi les données de 2006 à 2013 n’ont pas été exploitées, ce qui relativise le constat porté. Il convient aussi de souligner que l’institution universitaire est une institution malade comme tout le corps de l’éducation nationale. Avant donc de s’appuyer sur des opérations menées par ses membres, il convient de relativiser le poids d’une Université qui doit d’abord penser à une réforme d’ampleur pour véritablement former et avoir un rôle plus solide dans l’avenir.

 

Florian BRUNNER.

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