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Le Blog de Florian Brunner

Un blog engagé où tout le monde pourra s’exprimer à sa manière sur Colmar, sa région et plus largement sur l'Europe et l'état du monde.

Quand l’utilitarisme étouffe le potentiel français

Publié le 16 Octobre 2014 par Florian Brunner

 

Nous sommes dans des temps prétendument désenchantés. Alors que nous sommes à un niveau technologique unique dans notre Histoire, dans une situation de paix sur notre territoire depuis plus de 60 ans et dans un dynamisme culturel et social certain. Notre époque a ses atouts. Mais malgré ces avantages, la crise économique s’installe et les citoyens français ont du mal à cerner un horizon.


La plupart des parents s’inquiètent donc pour leurs enfants. Inquiétude légitime et même saine. Cependant ce comportement révèle une société de la programmation sociale et professionnelle. Comme si, depuis leurs plus jeunes âges, les enfants étaient voués à suivre une voie claire. Il s’agit désormais de passer des diplômes puis de trouver à tout prix un travail, n’importe lequel. Là réside une erreur fatale.


Tout d’abord un projet professionnel se construit sur une vocation et des aptitudes. Le jeune pourra avec le temps (et pas tout de suite à 17 ans) construire son projet de vie. L’épanouissement des individus est une nécessité, et ce n’est pas parce que durant 30 ans notre manière de fonctionner a été imparfaite que nous devons en revendiquer les imperfections pour les imposer à la génération suivante. La vie n’est pas un plan, une planification stricte et rigide. La vie est l’acceptation de l’inattendu et de l’aventure.


Les jeunes doivent être suivis et des services sont là pour cela, mais ils doivent aussi ouvrir leurs ailes pour pouvoir s’élancer vers leur avenir, un avenir dont ils auront été acteurs. Et c’est en relevant des défis, en apprenant que les jeunes se construiront un parcours et une maturité. Aujourd’hui, tous ceux qui approchent des 70 ans ont été jeunes durant les années 70, des années impactées par les crises pétrolières. Cela n’a pas empêché des talents d’émerger de n’importe quel milieu social, diplôme prétendument prestigieux en poche ou pas.


Avoir une vision utilitariste du parcours d’un jeune est le meilleur moyen de piéger les jeunes et notre société. Nous n’avons pas besoin de robots. Nous avons besoin de jeunes, dynamiques et inventifs, qui sachent penser un nouveau modèle et qui stimulent notre pays pour justement nous faire sortir d’un cycle difficile. Réussir son parcours n’a jamais été facile. Nous ne devons pas oublier, à force de facilités (permises par les avancées de nos sociétés), qu’avant d’arriver à son objectif, il faut surmonter des difficultés, comme durant toute l’existence. Ne cherchons pas le confort et entreprenons, entrons dans l’action de notre temps. Et pour ça, nous avons besoin de rêves. Rappelons juste que la création française (les secteurs dynamiques et reconnus) rapporte des milliards à la France. Mais pour créer, il faut bien partir d’un processus créatif, d’un rêve. Il faut évidemment une méthode de travail, mais le rêve et le travail sont compatibles. Sans imagination, nous n’effectuons plus aucune avancée.


Florian BRUNNER

 

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