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Le Blog de Florian Brunner

Un blog engagé où tout le monde pourra s’exprimer à sa manière sur Colmar, sa région et plus largement sur l'Europe et l'état du monde.

Nicolas Sarkozy ou la défaite comme destin

Publié le 24 Novembre 2014 par Florian Brunner

 

Aucun citoyen, conscient de son devoir ne pouvait voter Nicolas Sarkozy, en fermant les yeux, à l’élection présidentielle de 2012. Certains l’ont voté, faute de mieux, plus pour l’image d’un Président agité, se voulant en mouvement. D’autres croyaient encore fermement au chef suprême guidant ses troupes vers la victoire. Et enfin, une majorité de français a décidé de barrer la route de Nicolas Sarkozy en 2012.


Les français n’ont pas voté François Hollande par conviction pour l’homme. Ils ont voté pour Hollande parce qu’ils avaient la conviction que Nicolas Sarkozy ne devait plus diriger le pays. C’est donc par devoir, pour leur pays, que les français ont choisi d’écarter Nicolas Sarkozy des plus hautes fonctions. Cet acte de résistance a été salutaire. Alors évidemment, nous nous retrouvons à la présidence avec un homme qui a été élu pour en écarter un autre.


Triste sort pour un François Hollande, qui a ses qualités, mais qui affronte tellement d’obstacles, des obstacles qu'il a voulu ignorer, à tort. Son obstacle le plus ferme est ce système institutionnel qu’il n’a pas voulu réformer et qui finalement l’emprisonne aujourd’hui. En cette période de campagne interne à droite, Nicolas Sarkozy se présente pour être à la tête de l’UMP. Si il est élu à la présidence de l’UMP, alors ce sera la fin de la droite, qui avancera vers de nouvelles défaites. Nicolas Sarkozy a la défaite inscrite en lui. Lui qui aime tant Napoléon, lui qui s’est perdu dans une identification forcenée, il ne peut être que destiné à la défaite, car qu’est-ce que le destin de Napoléon si ce n’est une course vers une défaite qui sera fatale ? Sarkozy a connu son Austerlitz avec sa victoire en 2007, sa Bérézina avec sa défaite en 2012, il avancera donc vers son Waterloo en 2017. La mythologie sarkozyste est condamnée à s’épanouir dans la défaite. Ce qui est certain, c’est que la France refusera de s’y laisser entrainer.


Florian BRUNNER

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