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Le Blog de Florian Brunner

Un blog engagé où tout le monde pourra s’exprimer à sa manière sur Colmar, sa région et plus largement sur l'Europe et l'état du monde.

L’Alsace ne pourra se faire sans les Alsaciens

Publié le 4 Avril 2013 par Florian Brunner

 

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Alors que le référendum sur la Collectivité Territoriale d’Alsace approche, les Alsaciens s’interrogent sur cette nouvelle institution. Qu’apportera-t-elle ? Que changera-t-elle ?

 

La Collectivité Territoriale d’Alsace ne bouleversera pas notre Région. L’Alsace ne se transformera pas du jour au lendemain parce qu’une nouvelle structure régionale sera en place. Les citoyens, pour cerner tous les enjeux, doivent savoir se projeter sur le long terme.


Dans l’immédiat la Collectivité Territoriale d’Alsace sera plus lisible avec un seul interlocuteur. Les Conseils Généraux et leurs missions sont peu connus des citoyens qui s’abstiennent massivement lors de l’élection des conseillers généraux. La véritable entité de proximité est la Mairie par rapport à laquelle tous les habitants se repèrent. Au-dessus de cet échelon tout devient plus obscur et les citoyens s’en tiennent à l’échelon municipal. Une seule Collectivité Territoriale d’Alsace permettra aux citoyens de se repérer plus facilement dans une Région petite en taille.

 

L’Alsace est une Région dynamique, pragmatique qui a de véritables acquis. Pour ne pas les voir disparaitre, il est proposé aux Alsaciens de consolider nos avancées. La Collectivité Territoriale d’Alsace permettra à notre Région de gagner en autonomie et en présence que ce soit au plan national ou européen. Avec plus d’indépendance, avec plus de marge de manœuvre, nous pourrons nous ouvrir à nos voisins allemands et suisses. Les emplois sont importants mais surtout un échange interculturel est indispensable et notamment dans le domaine de la gestion et de l’entrepreneuriat. Par des formations transfrontalières, par des partenariats, nous favoriserons la rencontre des cultures et les échanges entre ces cultures. Nous avons à apprendre de nos voisins dans de nombreux domaines et eux aussi ont à apprendre de nous. La réconciliation franco-allemande n’était pas du décorum mais un véritable projet d’avenir, un projet qui s’appuyait sur l’ouverture à l’autre.

 

Nous ne savons plus investir et créer des emplois. Nous ne savons plus entreprendre. Nous ne savons plus créer des richesses. Nous ne faisons que dépenser à tort et à travers dans des secteurs inutiles. Nos placements ne sont plus efficaces. Nous devons retrouver le sens de l’investissement et le sens de l’entrepreneuriat. Nos voisins allemands et suisses ont gardé ce sens de l’entrepreneuriat. Ils savent construire et faire perdurer une économie saine.

 

Entreprendre, ça commence par entreprendre l’instauration de cette Collectivité Territoriale d’Alsace. Une fois en place, plus lisible, plus claire, elle nous permettra de cibler nos objectifs. Notre priorité sera de renforcer notre Région et de la construire avec nos voisins allemands et suisses, d’entreprendre un échange qui puisse renforcer nos formations, renforcer notre tissu économique et renforcer nos emplois.

 

Il n’y a pas de projet plus Alsacien que celui-là. Depuis des décennies, de nombreux acteurs locaux tentent de mettre en place des structures permettant un échange interculturel. L’Université de Haute-Alsace par exemple a mis en place Regio Chimica, une formation de pointe en Chimie qui permet un échange linguistique et culturel. Nous pouvons et nous devons aller plus loin. Et pour aller plus loin, nous avons besoin de la Collectivité Territoriale d’Alsace. Cette structure nous permettra de lancer une action large sur le long terme. Ce sera le premier pas vers une refondation de nos formations et de notre gestion.

 

Il est bien beau de dire qu’il faut continuer à rester comme nous sommes, que nous n’avons rien à nous reprocher, que nous continuerons à y arriver. Tous ces discours apaisants ne font qu’endormir les masses jusqu’à un réveil très douloureux. Aujourd’hui notre Région connait la crise. Nous sommes engagés dans une lutte économique pour nos emplois et pour préserver l’avenir des jeunes. Ce combat ne se gagnera qu’en élaborant une stratégie. Et cette stratégie ne peut se fonder que sur une approche long terme.

 

Aborder toutes ces questions et tous ces thèmes n’est pas évident pour le citoyen Alsacien. Il y aurait pu ne pas avoir de référendum. Mais alors que ce serait-il passé ? Un projet concernant les Alsaciens fait dans le dos des Alsaciens. Personne ne se serait plaint, personne n’aurait protesté. Notre démocratie n’est pas parfaite mais son imperfection tient autant à certains élus qu’à certains de ses citoyens. La démocratie n’est pas le monopôle des élus mais bien la construction de tous les Citoyens. Alors oui, ce projet est soumis à référendum. Oui pour une fois il n’y a pas une vaine querelle entre deux politiciens qui courent une fonction. Oui pour une fois l’élection se déroule sur un projet. Le 7 avril 2013, les Alsaciens devront élire un projet. Et c’est pour ça que tant d’acteurs se mobilisent pour le « Oui », parce qu’au-delà des clivages nous voulons défendre une construction. Pour une fois il n’y a pas de lutte artificielle entre les uns et les autres mais bien une mobilisation pour un dessein touchant le collectif. Ce projet n’est pas plus inabordable qu’un projet pour les municipales ou la présidentielle. Mais les citoyens le lisaient-ils ? Le comprenaient-ils ? Ce référendum nous permet de revenir à l’essentiel de l’action politique : au projet. Notre Région n’a pas besoin de tête pour exister ou pour être personnifiée, elle n’existe que par ses citoyens et elle ne peut vivre que par eux.

 

Le 7 avril 2013, les citoyens Alsaciens pourront montrer qu’ils souhaitent un nouvel élan pour notre Région. Ils pourront montrer que l’avenir de leur Région ne dépend au final que de leur choix. Plus ce choix sera massif et plus la légitimité du scrutin sera grande. Ainsi il est essentiel que les Citoyens Alsaciens se mobilisent et aillent voter à ce référendum. L’Alsace ne pourra se faire sans les Alsaciens.

 

Florian BRUNNER

Président des Jeunes Démocrates d’Alsace (MoDem)

Membre du Collectif Alsace Unie

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