Samedi 30 avril 2011 6 30 /04 /Avr /2011 14:40

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Le 20 janvier 2011, le conseil des quartiers St Léon-St Antoine-St Joseph/Mittelharth-Centre-Sud-Ste Marie-Maraîchers se réunissait en présence du Maire. L’intégralité des propositions des Commissions a été balayée d’un revers de main par Gilbert Meyer, qui a martelé du début à la fin d’une réunion vite expédiée ses trois réponses favorites : « C’est déjà fait », « On l’a déjà prévu », « Ce n’est pas possible ».

 

http://jeunescolmariens.over-blog.com/article-conseil-des-quartiers-des-propositions-toutes-inopportunes-pour-le-maire-72449458.html

 

 

 

Par Florian Brunner
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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 21:09

Après un échec pour les fascistes italiens aux élections de mai 1921, leur leader : Benito Mussolini décide de recourir au coup de force et prend le pouvoir en octobre 1922. En 1926, Mussolini met fin à une période d’incertitude et fonde un régime dictatorial. Suite à des putschs militaires, la Hongrie, la Pologne, l’Espagne et le Portugal se dotent de régimes dictatoriaux. Le fascisme fait son apparition en Europe. Il ne s’affirmera réellement qu’avec l’entreprise conquérante de l’Allemagne nazie qui le mènera à sa perte. Comment la plus grande barbarie de l’Histoire va-t-elle pouvoir s’organiser ? Comment face à une armée allemande moderne et audacieuse dans un premier temps les grands pays libres vont-ils structurer une défense efficace permettant une riposte victorieuse ? Comment le monde libre trouvera-t-il l’élan nécessaire à un sursaut ? La réponse est essentiellement humaine. Le nazisme prend racine dans un homme : Adolf Hitler et dans son histoire. La résistance au nazisme trouvera sa force dans des leaders imprégnés des valeurs du XIXe Siècle. Les figures les plus marquantes en sont : Winston Churchill et Charles de Gaulle. Ils deviendront des héros marquant le XXe Siècle et ce début de XXIe Siècle d’un héritage démesuré, ce qui occulte leurs faiblesses et leurs erreurs. Mais si le combat contre le nazisme doit être redevable à ces leaders sacralisés, il n’a pu prendre forme que grâce à des combattants sacrifiant souvent leur jeunesse pour un monde meilleur.

 

I.                 Le nazisme : le règne de la paranoïa

Adolf Hitler présentait toutes les caractéristiques d’un paranoïaque. La paranoïa est une psychose caractérisée par la surestimation du moi, la méfiance, la susceptibilité, l’agressivité et qui engendre un délire de persécution. Cette maladie allait influencer son action et son parcours pour en faire l’un des plus grands criminels de notre histoire.

Adolf Hitler est né en 1889 à Braunau-am-Inn, une petite ville frontière entre l’Autriche et la Bavière. Il est un bon élève à l’école primaire et se sent des dispositions pour les arts plastiques. Enfant maltraité par son père, Adolf Hitler développa une personnalité narcissique.  Après la mort de ses parents et une grave maladie des poumons, il arrêta ses études et à 16 ans parti pour Vienne. Adolf Hitler connu deux échecs aux épreuves d’admission des Beaux Arts de Vienne. Après avoir été un vagabond, il s’engagea dans l’armée lors de la première guerre mondiale. Il combattit avec bravoure mais manquait selon ses supérieurs « d’aptitude pour conduire les hommes ». Adolf Hitler obtint le grade de caporal et fut décoré. Intoxiqué au gaz et hospitalisé dans un hôpital militaire d’octobre à novembre 1918, il deviendra un homme méconnaissable selon un ancien adjudant de son régiment. Entièrement dévoué à la victoire allemande, consacré par la croix de fer première classe, Adolf Hitler allait avec la défaite allemande entamer une crise individuelle. La défaite allait déclencher la paranoïa. Cette dernière allait s’exprimer après sa sortie d’hôpital. Il aurait suivi un traitement chez un psychiatre antinazi qui s’est suicidé après sa prise de pouvoir…L’Allemagne pour Hitler prend la dimension d’une mère remplaçant celle qu’il a perdu. Les juifs celle du père persécuteur qu’il faut éliminer. Une lutte mortelle était donc engagée entre les juifs et les allemands et devait s’achever par la destruction de l’un des protagonistes. Adolf Hitler a en outre souffert d’hypocondrie grave et de dépendance à des médicaments. A la fin de sa carrière, il s’éloignait de la réalité. Son ouvrage « Mein Kampf » n’est que l’expression de ses angoisses psychotiques. Adolf Hitler promeut la race aryenne composée d’hommes grands, blonds et dolichocéphales ; défend le principe d’une hiérarchie des peuples dominée par les Allemands ; et met au cœur de sa doctrine un antisémitisme enragé. Doté d’une culture très lacunaire, Adolf Hitler sait s’entourer de collaborateurs efficaces. Il saura s’appuyer sur de grands stratèges comme Guderian et Rommel qui fourniront à la conquête hitlérienne ses plus grands succès. La crise économique et financière qui marque le début des années 30 en Allemagne favorise la montée des extrêmes comme le parti nazi et le parti communiste. La poussée des nazis permet à Hitler de devenir chancelier du Reich en 1932 après avoir notamment séduit les milieux d’affaires. Il instaure une dictature légale qui a comme évènement fondateur la liquidation de l’opposition communiste. En 1934, après une période de forte répression et la mort du président du Reich Hindenburg, Hitler obtient les pleins pouvoirs et instaure un Etat totalitaire et racial. Le régime nazi opérera un redressement économique incomplet et artificiel tourné vers la préparation de la Guerre. Adolf Hitler est un personnage de nature plutôt calme et soumise, qu’une maladie mentale va transformer. Pris dans son délire paranoïaque, il entraine son pays dans sa folie qui deviendra meurtrière. L’histoire d’Adolf Hitler est une tragédie, celle d’un homme qui ne s’est découvert aucun talent et que sa maladie emporte, le conduisant à un destin apocalyptique. Artiste raté, petit caporal dans l’armée, il ne semble pas habité par une volonté qui le pousse au dépassement. Il semble vivre sa vie à la dérive, sans réel objectif, sans réels repères. Adolf Hitler manifeste toutefois un talent pour s’exprimer. Lorsqu’il amorce sa crise paranoïaque, Hitler entame une marche vers le pouvoir. Son message politique est motivé par un délire racial et conquérant. L’Allemagne devenue une mère défaite doit se venger et racheter l’humiliation de 1918. La défaite de la France est ainsi l’un des grands objectifs d’Hitler. Le peuple allemand n’était pas motivé par un nouveau conflit et la jeunesse allemande va se retrouver entrainer dans une guerre qui l’indiffère et qui va la décimer. La seconde guerre mondiale va être le sacrifice de toute une jeunesse, européenne, américaine, africaine, asiatique. L’aliénation d’un homme va conduire à la chute de l’Europe qui encore une fois se déchirera et sera le centre d’un conflit mondial. Après la guerre, si la construction européenne entamera un nouvel élan, il est manifeste que l’Europe a confondu rédemption avec résignation. L’union européenne semble aujourd’hui figée et soumise, à l’image d’un Hitler jeune. On ne lui demande pas de perdre la raison mais de trouver dans les anciens exploits les motifs d’un ressaisissement. Car si la seconde guerre mondiale sera le théâtre des pires horreurs et des plus grandes lâchetés, elle sera aussi l’occasion à de nombreux hommes de marquer l’histoire de leur volonté et de leur courage. C’est le cas de la France Libre où une certaine jeunesse va trouver l’opportunité de s’engager contre l’oppression et de défier l’histoire.

 

II.              La France Libre

 

Alors que la France est en pleine débâcle, un homme de caractère : le général de Gaulle déclare que « la France a perdu une bataille mais n’a pas perdue la guerre ». Ce stratège machiavélique a connu des épisodes dépressifs notamment durant mai 68. Ces accès à la mélancolie seront toutefois souvent surmontés afin d’assurer le service de la France. De Gaulle est un homme intelligent, égocentrique, redoutable, doté d’une solide culture, qui trouvera en 1940 l’occasion de se révéler et de s’accomplir aux yeux du monde.

 

« Je comprenais et j’admirais, tout en m’irritant, son attitude arrogante. Il était là, réfugié, exilé, condamné à mort, dépendant entièrement de la bonne volonté britannique et aussi, à ce moment, de celle du gouvernement des Etats-Unis. Les Allemands avaient conquis sa patrie. Il n’avait pas un coin de terre où poser solidement le pied. N’importe, il bravait le monde entier. »

 

Winston Churchill à propos du général de Gaulle dans ses Mémoires sur la deuxième guerre mondiale

 

Face à l’immobilisme des démocraties, l’Allemagne pose les jalons de sa politique conquérante, de l’Anschluss à la mise en pièce de la Tchécoslovaquie. L’Italie quant à elle envahit l’Albanie.

En 1939, l’Allemagne se lance à la conquête de la Pologne. La France et l’Angleterre lui déclarent alors la guerre. L’Armée allemande modernisée avec à sa tête de jeunes chefs de guerre va lancer une opération audacieuse en France qui lui permettra de remporter la bataille. L’armée française, insuffisamment préparée, recroquevillée dans une stratégie défensive obsolète, commandée par de vieux chefs dépassés va attendre de se faire attaquer…Les allemands vont suivre un projet audacieux du général Erich Von Manstein. Ce nouveau plan, basé sur une action rapide des divisions blindées, préconise la traversée des Ardennes par les troupes du Reich, pour percer les défenses françaises vers Sedan puis, par un large mouvement enveloppant, une remontée vers la Manche pour couper les troupes alliées du Nord de celles du Sud. Les anglais et les français ne sont en outre pas très collaboratifs. Tout le monde semble donc prêt…à se rendre. Le 10 mai 1940, l’Allemagne lance son opération en attaquant d’abord la Belgique et les Pays-Bas puis le 13 mai les chars allemands franchissent la forêt des Ardennes, « infranchissable aux chars » d’après le Maréchal Pétain. L’échec franco-anglais est total. Le gouvernement français prend l’habitude de se réfugier en déclarant Paris, ville ouverte…Mussolini se sent aussi l’âme d’un conquérant et déclare la guerre à la France…Le 22 juin 1940 à Rethondes, la France signait l’armistice. La France faisait le poids militairement face à l’Allemagne mais l’état-major français, véritable musée de l’histoire de guerre, tout occupé à son exposition sur la première guerre mondiale, attendait de perdre pour ouvrir une nouvelle salle. Les stratèges français pensaient faire un remake de 1914 avec un front statique. Les allemands qui cherchaient plus à faire une première, se sont basés sur une guerre de mouvement dite « guerre éclaire » (Blitzkrieg).

Le Maréchal Pétain, porte-parole de l’incompétence militaire française renvoya les causes de la défaite au laxisme et au Front Populaire. Le Maréchal qui succède à Paul Reynaud comme président du conseil, entreprend de faire un armistice dans « l’honneur », un concept à retravailler pour l’élite militaire française…La France humiliée et défaite qui n’a pas su remettre en cause ses élites dépassées va vivre l’occupation, la répression et subir de plein fouet la paranoïa allemande.

Dans ce naufrage, un homme va tenter de poursuivre la lutte. Le général de Gaulle, ancien sous-secrétaire d’Etat à la Guerre et à la Défense nationale dans le gouvernement de Paul Reynaud va diriger la résistance française et construire une France Libre.

Le 18 juin 1940, à Londres, le général de Gaulle lance un appel à poursuivre le combat sur les ondes de la BBC. Il manifeste son refus de l’armistice et appelle les Français à la résistance : « Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. » Il invite les Français à rejoindre l’Angleterre où se trouvent des troupes rapatriées de Norvège et de Dunkerque. Charles de Gaulle entouré « d’une poussière d’hommes » va tenter de ramener la France dans la guerre.

Charles de Gaulle est né en 1890. Ni craintif, ni docile, il manifeste très tôt une indépendance de caractère. En classe il ne travaille pas et occasionnellement arrive à être premier en Histoire et en Français. De Gaulle préfère écrire des poèmes et lire. En première, il se met au travail ayant décidé de rentrer à Saint-Cyr. En 1909, il est admis à Saint-Cyr où il semble s’épanouir. En 1912, il rejoint le 33e régiment d’Infanterie à Arras où il est sous les ordres du colonel Pétain. Charles de Gaulle devient lieutenant en 1913. Il reçoit son baptême du feu au début de la première guerre mondiale. Charles de Gaulle est un soldat courageux et entreprenant. En 1915, il devient capitaine. De Gaulle est blessé trois fois. Le 2 mars 1916, son régiment est attaqué et presque décimé par l’ennemi en défendant le village de Douaumont, près de Verdun. Alors que sa compagnie est anéantie, que les survivants sont encerclés, il tente une percée. La violence du combat le pousse à sauter dans un trou d’obus pour se protéger. Des Allemands le suivent, le blessent et le capturent. Laissé pour mort à Douaumont en 1916, fait prisonnier dans les camps allemands, il n’est libéré qu’à l’Armistice. De Gaulle passe ainsi deux ans dans les camps allemands malgré ses tentatives d’évasion et en garde une forte frustration. De 1919 à 1921, de Gaulle est envoyé en Pologne où il participe à la formation de la nouvelle armée polonaise qui lutte victorieusement contre l’Armée russe. De Gaulle poursuit ensuite sa carrière, fréquente le Maréchal Pétain, publie des ouvrages. Il refuse d’être le nègre du Maréchal, ce qui conduit à une brouille.

Durant l’entre-deux-guerres, de Gaulle défend l’emploi des blindés pour porter des attaques massives. Il entreprend des campagnes d’explication.

Lors du déclenchement de l’offensive allemande en France, le colonel de Gaulle commande une unité blindée. Il effectue notamment une contre-attaque victorieuse vers Montcornet. Il devra cependant se replier, ne recevant pas d’appuis alors que les renforts ennemis affluent. Nommé général de brigade à titre temporaire, il lance une attaque victorieuse à hauteur d’Abbeville mais ne peut prendre la ville. De Gaulle est ensuite membre du gouvernement Paul Reynaud. Il demeure impuissant face à la débâcle et aux manœuvres du clan Pétain qui souhaite cesser le combat. De Gaulle remplit plusieurs missions à Londres ce qui lui permet de rencontrer le premier ministre anglais : Winston Churchill. Lorsque l’arrivée au pouvoir du Maréchal Pétain ne fait plus aucun doute, de Gaulle s’envole pour Londres d’où il lance un appel à la résistance le 18 juin 1940. Il est condamné à mort par le Régime de Vichy.

Homme de lettre, sensible et fragile, il se transcende au service de la France. Charles de Gaulle sait que l’histoire est tragique et dérisoire, la tristesse de son sort transparait dans son regard mélancolique. De sa haute silhouette, il contemple le jeu des hommes, s’y prête, le domine et finalement l’abandonnera pour se retirer dans une solitude qu’il affectionne. Le combat qu’il mène à l’entre deux-guerre pour l’usage de blindés offensifs est un combat pour son pays où il tente de rénover l’armée française. De Gaulle possède une véritable vision stratégique qui lui permet de percevoir les menaces du nazisme. En 1940, pour de Gaulle, il est déjà clair que la guerre sera mondiale et qu’elle s’étendra en Asie. De Gaulle est un homme du dix-neuvième siècle, cultivé, intelligent, il est habité par le destin de son pays et y trouve le sens de sa vie. Si de Gaulle prouve qu’il est un bon chef de guerre, il est surtout un stratège de génie qui saisit les enjeux mondiaux. Depuis tout jeune il se sent appelé par les sommets, il va donc les conquérir au prix de combats harassants. Dès lors il s’identifie directement à la France. En 1969, il se retire de ses fonctions de président de la République française, son temps semblant achevé, son œuvre forgée. Mais c’est surtout parce qu’il ne se reconnait plus en cette France résignée. Sa dépression l’a sans doute résolu dans ce dernier choix. Ainsi de 1940 à 1945, il incarnera la France combattante. Il perçoit cependant clairement que la résignation du Maréchal est l’expression de la résignation d’une nation. Cette nation ne se réveillera qu’un temps, lorsque la victoire alliée s’imposera. Ainsi la France de la seconde guerre mondiale est une France vaincue et occupée, celle qui a manqué de tuer le nazisme dans l’œuf et d’empêcher toutes les horreurs qui suivront. Mais une poignée de français vont se lancer dans la lutte et entreprendre une formidable épopée, l’une des plus audacieuses de cette époque : la France Libre. Peu d’hommes rejoignent de Gaulle et il devra se battre jusqu’en 1945 pour imposer son pays comme une grande puissance auprès des alliés. De ces hommes se détacheront des stratèges de génie tel le général Leclerc qui conduiront des troupes peu nombreuses, peu expérimentées et manquant de matériel à des succès notables. Le gouverneur du Tchad, Félix Eboué, premier gouverneur noir d’une colonie française, proclame le ralliement du Tchad. L’Oubangui-Chari (aujourd’hui République centrafricaine) le suit. Grâce à l’action du colonel Leclerc, le Cameroun rejoint la France Libre tandis que le colonel de Larminat prend le pouvoir à Brazzaville, capitale du Congo français. Cependant de Gaulle échoue devant Dakar. L’opération Menace, mal préparée, se solda par un échec, elle devait aboutir au ralliement de Dakar. Face aux bâtiments de guerre des Forces françaises libres (FFL) accompagnés par des navires britanniques, Dakar refuse de se rendre. Une tentative de débarquement à Dakar échoue. Charles de Gaulle en ressort isolé. Il pense alors au suicide. Non, toutes les colonies françaises ne se joignent pas à la reconquête de l’honneur de la France et croient suite à la destruction de la flotte française par les navires anglais à Mers El-Kébir défendre la France contre leurs ennemis anglais. La France avait changé de camps. La France du Maréchal avait abandonné le combat et rompue ses engagements. La France se laisserait bientôt exploitée et vampirisée par le Reich. Elle se laisserait voler sa puissance sans la défendre. En 1940, la France a le vertige et renonce à la grandeur. Une poignée de français pourtant est bien décidée à accomplir son devoir. De Gaulle, envahit par le doute, poursuit cependant son épopée et conquiert le Gabon. Si la France n’est pas derrière lui, au moins se bat-il contre la pire oppression de l’histoire. A la fin de l’année 1940, toute l’Afrique Equatoriale française est sous le contrôle de la France Libre. Dès la fin de 1940, les Forces terrestres françaises libres participent aux combats. Elles se battent en Lybie, en Erythrée, en Ethiopie. La Syrie et le Liban sont conquis par les FFL et les britanniques.

Depuis la base de Fort-Lamy au Tchad, Leclerc décide d’aiguillonner le flanc sud des forces italiennes en Libye. Le premier objectif est la citadelle de Koufra, nœud de communications ennemies dans le désert. Pauvre en hommes et en matériel, Leclerc ne peut que compter sur l’effet de surprise. Mais les éclaireurs britanniques tombent sur la compagnie saharienne et doivent l’affronter. L’effet de surprise est anéanti. Les troupes FLL poursuivent cependant vers Koufra. Leclerc attaque la compagnie saharienne qui décroche. Le lendemain la Sahariana contre attaque. La ténacité des français fait croire à l’arrivée de renforts, les italiens préfèrent lâcher prise. Les français entreprennent le siège de la place forte. Les italiens capitulent. Le drapeau français est hissé sur le fort d’El Tadj le 2 mars 1941. Le colonel Leclerc prononce alors le fameux « serment de Koufra » : « Jurez de ne pas déposer les armes avant que nos couleurs, nos belles couleurs, flottent sur Metz et sur Strasbourg ! ». Ainsi après des raids victorieux sur Koufra (1941) et le Fezzan (1942), la colonne Leclerc réalise l’exploit de traverser le Sahara du Tchad à la Méditerranée s’emparant de toutes les positions de défense et oasis italiennes et vient faire en février 1943 sa jonction à Tripoli avec la VIIIe armée britannique. Commence alors la poursuite de l’Afrikakorps.

En 1942, les FFL sous les ordres du général alsacien Koenig empêcheront l’encerclement de la VIIIe armée britannique à Bir Hakeim réalisant un coup d’éclat. Le 26 mai 1942, Rommel lance une offensive vers Tobrouk. Il veut contourner les positions alliées par le sud pour livrer bataille sur les arrières de la VIIIe armée. Les allemands remontent vers le nord en enveloppant le point d’appui de Bir Hakeim, qui doit être isolé de la VIIIe armée. Les français harcèlent les convois allemands et les anglais se ressaisissent. Rommel est décidé à se débarrasser des français et lance une attaque sur Bir Hakeim. Koenig refuse de se rendre. Les forces allemandes s’acharnent. Les français opposent une résistance sans faille. Du 27 mai au 10 juin 1942, la 1er Brigade Française Libre met l’Afrikakorps en échec pendant seize jours. Les FLL seront obligés d’évacuer ce plateau isolé. Ainsi le répit gagné par les Français Libres, permit aux anglais, en mauvaise posture, de se replier et de triompher par la suite. Les FFL dotés de faibles moyens s’illustrent donc au combat et se montrent déterminants. En 1942, la France Libre devient la France combattante. Le 8 novembre 1942, les Alliés débarquent en Afrique du Nord. Les américains veulent imposer le général Giraud comme chef des forces françaises libres. Giraud n’a jamais cru à l’emploi offensif des blindés et a été fait prisonnier en 1940. Il s’est évadé et a réaffirmé son attachement au Régime de Vichy. Une lutte politique va s’engager entre Giraud et de Gaulle qui tournera à l’avantage de ce dernier. De Gaulle s’imposera comme le chef incontesté de la France Libre. Le président américain Roosevelt ne cessera de vouloir enrayer la montée du général de Gaulle.

Le 3 juin les autorités londoniennes et algériennes fusionnent. La clôture des engagements au sein des FFL a lieu le 31 juillet 1943. L’Armée française de la Libération est instaurée.

La campagne d’Italie semble quelque peu oubliée alors que d’après le général américain Clark, le Corps expéditionnaire français a « ajouté un nouveau chapitre d’épopée à l’histoire de la France ». En 1944 sous l’autorité du général Juin, les combattants français vont dans des combats acharnés s’emparer du Belvédère grâce aux Tirailleurs Tunisiens et effectuer la percée des Monts Aurunci connue sous le nom de la bataille du Garigliano, où le général Juin réussissait à faire traverser cette rivière à ses quatre divisions et à les pousser dans la montagne pour percer la Ligne Gustav et s’ouvrir la route de Rome. Alors que les forces de Juin étaient très en pointe, des arguments de prestige veulent que Rome soit libéré par des unités américaines.

En 1944, la 1ère armée française sous les ordres du général de Lattre de Tassigny débarque en Provence. Le 19 août 1944 débute une insurrection à Paris qui s’achève le 25 août avec l’arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc. Les troupes de Leclerc vont reconquérir Paris et obtenir la capitulation des allemands. Le commandant des troupes allemandes von Choltitz désobéi aux ordres d’Hitler et sauve Paris en ne faisant pas exploser les charges disposées par les officiers artificiers de la Wehrmacht sous les ponts et les principaux monuments de la capitale. Alors que l’armée allemande s’effondre, la folie du nazisme apparait dans toute son horreur, les allemands semblent s’éveiller en plein cauchemar, un cauchemar qu’ils ont crée. L’humanisme de quelques-uns se réveille, le cœur de ces hommes n’est pas éteint mais une grande période de rédemption s’ouvrira pour l’Allemagne qui a accompli l’une des plus grandes barbaries de l’histoire. Le nazisme est l’œuvre d’un paranoïaque, qu’un peuple affaibli a décidé de suivre, croyant à son renouveau alors qu’il courait à sa perte. Avec la mécanisation des armées, l’essor des démocraties et l’affirmation des sociétés avancées, le temps des conquêtes est achevé. Il est loin le temps où des peuples conduits par des stratèges audacieux se taillaient des empires. La plupart du temps ces empires furent d’ailleurs éphémères. L’empire romain est un exemple rare d’une influence qui supporta les défis du temps avant de s’effondrer sous l’assaut des barbares. Sans doute parce que l’identité des peuples n’était pas encore clairement affirmée, parce que la technique n’était pas connue de tous et offrait de sérieux avantages à ceux qui la maîtrisaient. De 1940 à 1945, la technique est partagée, beaucoup de leaders possèdent une solide culture et sont animés par une forte détermination. Le cas d’un de Gaulle est atypique dans l’histoire, on n’a rarement vu un général se proclamer l’incarnation d’un peuple vaincu et reprendre le combat pour le délivrer. On a rarement vu des rebelles se structurer pour conduire une action les menant à la victoire. Le 26 août 1944, De Gaulle descend les Champs-Elysées dans l’enchantement des foules. De Gaulle est acclamé en général victorieux et gagne ainsi sa légitimité pour conduire son peuple vers le renouveau. Le 23 octobre 1944, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada et l’URSS reconnurent officiellement le Gouvernement provisoire de la République française.

L’épopée de Leclerc qui débuta avec le serment de Koufra, se poursuivi avec la prise de Paris dont Leclerc arracha l’ordre de la sauver. Après le franchissement des Vosges Leclerc libère Strasbourg grâce à une manœuvre magistrale tenant ainsi le serment de Koufra. Il participe à la réduction de la poche de Colmar puis prend part au combat final contre l’Allemagne avec la prise de Berchtesgaden et du réduit d’Hitler en haute montagne. Ainsi s’achèvera l’une des grandes épopées de cette période. Leclerc participera à la reconquête de l’Indochine occupée par le Japon à la tête du Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient. Il réaffirmera la souveraineté française sur ce territoire tout en constatant la nécessité d’une solution politique. En 1947, au cours d’une tournée d’inspection en Afrique du Nord, l’avion qui transporte Leclerc est pris dans une tempête de sable et s’écrase tuant tous ses passagers sur le coup. La France honore Leclerc en l’élevant à titre posthume à la dignité de maréchal de France.

Le génie est ce que le commun des hommes n’arrive pas à saisir. Il est indéfinissable et traverse les temps enrobé de son mystère. De Gaulle avait du génie, mais il était entouré d’autres génies tel Leclerc qui guidaient des hommes courageux et vifs. Au vingtième siècle le temps des conquêtes opérées par un seul chef militaire qui en récupère tout le prestige est révolu. Le temps des Césars appartient à César. Déjà au temps de Napoléon, les opérations militaires étaient dirigées par d’autres chefs qui s’affirmaient. L’entreprise napoléonienne fût un gâchis, une succession de massacres qui ensanglantèrent l’Europe. A la fin du conflit, c’est la France qui devait subir la honte de son œuvre. La France abandonnait ses colonies en Amérique comme la Louisiane, vendue pour une poignée de dollars aux américains. Une erreur stratégique majeure : La France au lieu de conforter ses positions dans des secteurs ne pouvant qu’accroitre sa puissance, y renonçait pour lancer un conflit sanglant en Europe qu’une Angleterre déterminée parvint à remporter. La première guerre mondiale est déjà anachronique et souligne le fait que la technique partagée conduit à des fronts statiques et immuables. La guerre de mouvement vient troubler ce schéma mais une fois que les alliés adoptent les mêmes moyens, la conquête hitlérienne échoue. Aucune nation d’Europe ne sera un empire en Europe. Quant aux empires coloniaux, déterminants dans ce conflit, ils touchent à leur fin. Encore une fois la domination des uns n’a été possible que grâce à la technique. Les empires finalement n’auront été qu’un rêve chimérique nourrissant tous les fantasmes de conquête et de gloire.

De Gaulle n’a aucun prédécesseur et n’aura aucun successeur. Cet homme ordinaire sur de nombreux aspects, trouva la force de se dépasser en des temps tragiques, où la barbarie, la médiocrité, la bassesse trouvaient de fortes résonnances. En adoptant une posture courageuse et déterminée, il en incarnait l’opposition résolue et éternelle. Le souffle de son épopée masque ses échecs et ses erreurs, il est une figure respectée ou controversée qui a marqué le destin de la France et du monde de son empreinte visionnaire. La seconde guerre mondiale connue un autre chef d’exception : Winston Churchill qui s’illustra à la tête d’une Angleterre assiégée.

 

 

III.          L’Angleterre résistante

 

Winston Churchill présentait des troubles bipolaires. Le trouble bipolaire est une catégorie de troubles de l’humeur. Ce trouble est caractérisé par la fluctuation anormale de l’humeur, qui peut osciller de périodes d’euphorie marquée pouvant aller jusqu’à des périodes de dépression, entrecoupées parfois de périodes de stabilité. Ainsi d’après le psychiatre de Churchill, ce dernier passait d’un état qui le mettait au sommet de la confiance à une période de fortes incertitudes. Avec cette maladie mentale, en période d’euphorie Churchill trouvait la force de surmonter de lourds défis comme il était fortement freiné en période de dépression. A la fois dopé ou handicapé, il traversait ces états pour servir son pays. Hanté par ses épisodes dépressifs qu’il appelait ses « chiens noirs », Churchill les affrontait pour courir le monde dans une jeunesse aventureuse et entamer une carrière politique riche en péripéties qui débutera par sa forte ascension, semblera s’achever par sa chute lors de la première guerre mondiale puis redémarrera pour en faire le Premier Ministre d’une Angleterre devenue le premier rempart contre le nazisme. Alors que le film « Le Discours d’un Roi » de Tom Hooper , une gentille fresque qui s’attarde sur George VI, un roi anglais bègue qui régna durant la seconde guerre mondiale, relègue Churchill à un second rôle caricatural, il semble qu’une œuvre cinématographique sur Churchill présenterait un intérêt bien plus élevé, bien sûr ça demanderait plus de moyens et d’ambition…

 

« L’ayant beaucoup pratiqué, je l’avais fort admiré, mais aussi souvent envié. Car, si sa tâche était gigantesque, du moins se trouvait-il, lui, investi par les instances régulières de l’Etat, revêtu de toute la puissance et pourvu de tous les leviers de l’autorité légale, mis à la tête d’un peuple unanime, d’un territoire intact, d’un vaste Empire, d’armées redoutables. »

 

Charles de Gaulle à propos de Winston Churchill dans ses Mémoires de Guerre

  

 

Winston Churchill est né le 30 novembre 1874. Il est le fils de Randolph Churchill, un homme politique dont le parcours fût aussi fulgurant qu’éphémère. Randolph Churchill sombrera dans la folie. Celui-ci délaissait son fils qui ne cessera de nourrir un complexe par rapport à la figure paternelle distante et supérieure. Sa mère préfèrera ses nombreux amants à son fils. Indépendant et déterminé, élève médiocre, Churchill ne s’épanouit que lorsqu’il débute sa carrière militaire. Il s’engage dans la cavalerie où les conditions d’admission sont moins exigeantes que dans l’Infanterie. Churchill est sous-lieutenant et devient correspondant de guerre. Il est transféré à Bombay, en Inde britannique. Son ambition démesurée et son égocentrisme fatiguent ses camarades qui voient en lui un « opportuniste ». Il est considéré comme un très bon joueur de polo. Il vit ses premiers combats à Malakand contre des tribus ennemies. Il se montre efficace et fait preuve d’une certaine bravoure qui a aussi pour objectif de le faire remarquer afin de gravir les échelons de la notoriété. Churchill est transféré en Egypte puis au Soudan où il participe à un véritable massacre occulté sous l’appellation bien plus honorable de reconquête. Churchill dénoncera les défaillances du commandement de cette opération dans un ouvrage qui fera polémique. En 1899, Churchill se présente pour la première fois à des élections qu’il perd pour rentrer au Parlement. En tant que correspondant de guerre, il suit la seconde guerre des Boers en Afrique du Sud. Alors qu’il est transporté dans un train blindé, il est capturé lors d’une embuscade. Il fera preuve de bravoure lors de l’attaque. Il s’évade du camp de prisonniers dans des conditions où il privilégie un comportement égoïste au détriment de ses camarades. Cet « exploit » en fait un héros mineur en Grande-Bretagne. Aucun de ses camarades ne veut lui porter préjudice même s’ils lui en veulent pour son attitude individualiste, la légende Churchill se met donc doucement en place sans contradicteurs. Churchill continue son activité de correspondant de guerre et obtient un commandement qui lui permet de s’illustrer au cours de deux batailles.

En 1900, Churchill est élu à la Chambre des Communes. Il passera du rang des conservateurs à celui des libéraux, ce qui lui permet de rentrer au Gouvernement. Bien plus tard il changera encore de camps, son parcours sera parsemé d’importantes bifurcations. Entre les libéraux et les conservateurs, c’est souvent l’opportunisme qui guidera le choix de Churchill. Traditionaliste et colonialiste, Churchill est un privilégié et fier de l’être, il est donc peu sensible au sort des masses laborieuses. En 1911, Churchill prend en charge la Royal Navy. Cette tâche motive le soldat qui sommeille en lui et il fait preuve d’une grande efficacité malgré certaines erreurs.

Durant la première guerre mondiale, Churchill est l’initiateur de la désastreuse opération des Dardanelles dont la visée était la prise des détroits et de Constantinople dans une optique de contournement de l’adversaire germanique. L’échec de cette opération est collectif et est aussi la conséquence d’un commandement peu efficace. Churchill dû démissionner et s’engagea sur le front français, où avec le grade de lieutenant-colonel, il dirige avec bonheur et efficacité un régiment. Le front semble le motiver et l’épanouir. Il revient au gouvernement dirigé par Lloyd George. En tant que ministre de la Guerre et de l’Air, il gère parfaitement la démobilisation. Après la chute surprise du gouvernement en 1922, Churchill entame une traversée du désert. En 1924, il devient chancelier de l’Echiquier. Ainsi Churchill est une personnalité étoffée qui fait preuve d’initiative et qui se montre efficace. Il est un excellent politique et un bon soldat. Toutefois Churchill ne prendra la dimension d’un héros qu’au cours de la seconde guerre mondiale. Lors de la montée du fascisme en Europe, Churchill ne semble pas avoir une analyse claire et met du temps à choisir son camp entre partisans de l’affrontement ou de l’apaisement. Churchill est avant tout un politicien qui définit son action sur le court terme, il ne saisit pas aisément la dimension et le sens de l’histoire. Il est loin d’être un visionnaire mais est très imaginatif ce qui lui permet de trouver toujours une multitude de propositions pour répondre à une problématique. En 1938 cependant Churchill devint plus lucide et choisit le camp de l’affrontement. En 1940, Churchill redevient Premier Lord de l’Amirauté et est l’un des principaux responsables de l’opération de Norvège qui est un échec cuisant. En conséquence le gouvernement Chamberlain tombe.

Le 10 mai 1940, Churchill devient Premier Ministre. Une bataille a commencé et Churchill qui a l’âme d’un combattant est prêt à la livrer jusqu’au bout. Il promet à son peuple « du sang, du labeur, de la sueur et des larmes ». Il prend conscience de l’esprit défaitiste qui anime le Maréchal Pétain et autorise de Gaulle a lancé l’appel du 18 juin. Churchill est désormais à la tête d’un pays qui représente le dernier espoir d’une Europe libre. Quelque soit ses opinions, ses contradictions, ses erreurs stratégiques, Churchill devient le défenseur de la liberté face à la tyrannie qui s’étend en Europe et ne semble trouver aucune limite. Churchill est un homme complexe, personnage peu sympathique, il s’est fait de nombreux ennemis mais a manifesté en politique un très grand talent et s’est montré à la hauteur des tâches qui lui ont été confiées. La première guerre mondiale a été le premier conflit auquel il a fait face en tant que dirigeant et c’est celui qui a provoqué sa chute. Churchill qui souffre de troubles bipolaires fourmille d’idées, sa maladie favorise sa créativité. Churchill semble emporté par une fougue qui le dépasse et qui le conduit à ses exploits tout comme à ses déboires. Certains le compareront à un « surhomme », Churchill est un homme mais sa maladie le conduit à passer par différents états qui se situent à l’extrême opposés des uns et des autres. Churchill est déchiré entre deux humeurs fortes, deux extrêmes dans lesquels il tente de tracer sa voie. Si le tempérament de Churchill impressionne tant de ses collaborateurs c’est que son psychisme est hors du commun, il le torture ou le transporte, il le rend excessif et virtuose. Les troubles bipolaires ont comme caractéristique d’emmener les personnes qu’elles atteignent à dépasser leurs limites dans une créativité frénétique, tout comme ils les emportent dans les pires tourments. Face à une personnalité bipolaire, le commun des hommes semble dépassé et dominé. Les bipolaires sont forgés dans les extrêmes et se confrontent à des situations extrêmes. La volonté de Churchill de partir au feu et de connaitre la gloire peut s’expliquer par les troubles qui l’habitent. Churchill va se retrouver dès sa jeunesse au cœur de situations rocambolesques et dangereuses dans lesquelles il va s’épanouir, poussé par une force étonnante. Après la défaite de la France, Churchill dirige une nation en guerre. Il est cette fois le commandeur alors que la bataille semble perdue. Churchill est dans son élément et va prouver au monde que son courage, sa volonté, son génie seront des atouts vitaux qui permettront la survie de l’Angleterre et à plus long terme la victoire des Alliés.

Les allemands mettent au point une opération de débarquement outre-Manche. Elle est basée essentiellement sur l’action de la Luftwaffe, chargée d’ouvrir la voie à un débarquement sur les côtes, après une série de bombardements sur les défenses aériennes du Sud de l’Angleterre. L’Angleterre, à peu près dépourvue de défenses efficaces, ne peut aligner que 900 avions face aux 1200 bombardiers et aux quelques 1000 chasseurs allemands. En Allemagne on prépare déjà l’après conquête. Le 13 août 1940 s’engage la « Bataille aérienne d’Angleterre ». Alors que la défaite anglaise semblait acquise, la Grande-Bretagne oppose une défense acharnée. Aux bombardiers du Reich, lents et vulnérables, les Anglais opposent leurs chasseurs modernes, plus rapides et mieux armés. Grâce à la technique du radar dont ils ont le monopole, les anglais peuvent détecter l’arrivée des avions ennemis. Les Allemands dispersent leurs efforts et n’arrivent pas à venir à bout des défenses antiaériennes du Sud du pays. Goering, chef de l’aviation allemande lance une « offensive de terreur ». Londres est bombardé toutes les nuits. Alors que le peuple anglais chancèle sous le poids des épreuves, Churchill fera preuve d’une détermination sans faille. Son rôle fut crucial pour soutenir le moral des Anglais. Grâce à un système de renseignement très perfectionné, les anglais percent les codes de la Luftwaffe. Le 12 octobre 1940, Hitler abandonne le projet d’invasion. Le territoire britannique apparait comme l’espoir et le symbole de toute résistance. Les forces alliées et les forces de l’Axe vont désormais s’affronter en Afrique. Une première offensive italienne en Egypte à la mi-septembre 1940 fait reculer les Britanniques de 1000 kilomètres. A partir du mois de décembre, ceux-ci reprennent l’avantage, et quand le front se stabilise en février 1941, les Anglais occupent la moitié du territoire libyen. Le général Rommel est envoyé en Lybie avec une division cuirassée. L’Africa Korps pousse les britanniques sur la frontière égyptienne. Les Anglais occupent alors l’Irak et, avec l’aide des Français Libres, la Syrie et le Liban. En 1941, le Moyen-Orient se ferme aux initiatives de l’Axe.

Avec l’attaque de Pearl Harbor, l’entrée en guerre des Etats-Unis est un tournant qui donne un avantage considérable au camp des Alliés. Roosevelt, un juriste de formation que la guerre ne passionne pas, entraine les Etats-Unis dont il est le président dans le conflit. Churchill et l’Angleterre ne seront plus au premier plan. Les Etats-Unis et l’URSS ayant les armées les plus performantes. Ce sera Eisenhower, un général américain qui deviendra commandant en chef des forces alliées en Europe, qui sera le grand ordonnateur de la victoire. Churchill, seigneur de guerre qui opposa une résistance historique à Hitler, voit son rôle diminuer, il n’est plus le chef des pays libres et commence à sentir le déclin de sa nation.

Acclamé lors de la capitulation allemande, Churchill est défait lors des élections. Il entame ensuite un long déclin semblable à celui de son pays qui l’affecte profondément. Il redevient Premier ministre de 1951 à 1955. Durant cette période, Churchill ne saisit pas que le temps des Empires est achevé et s’obstine à maintenir sous la tutelle anglaise les colonies de cet Etat. Alors que de Gaulle lançait la décolonisation dans les années soixante, Churchill semblait s’accrocher aux vestiges d’un Empire à l’agonie. Alors que de Gaulle allait amorcer la mise en œuvre d’une politique moderne pour la France se basant sur l’émergence de l’union européenne et la production industrielle, Churchill s’accroche à une vision dépassée de la puissance. La dépression où il a sombré aidant, Churchill est très déçu par son œuvre, dont la portée pour lui est annulée par l’affirmation de la domination soviétique, il croit qu’il a échoué à redonner sa puissance à la Grande-Bretagne en temps de paix. Aujourd’hui le progrès ne se mesure plus à l’étendue d’un territoire mais au bien-être d’un peuple. De Gaulle l’a compris et a pu inscrire son action dans cette perspective. Avec la défaite de la France, son déclin était clairement démontré et de Gaulle savait qu’il serait amené à la conduire dans une politique radicalement différente que celle pratiquée dans le passé. Churchill avait réveillé une nation endormie le temps d’un combat et désormais elle ne jouerait plus au même niveau qu’en d’autres temps.

 

Les grands hommes surgissent de l’ombre afin d’affronter des défis que le commun des hommes juge insurmontables. Les grands hommes du vingtième siècle ont fait face durant leur vie à de nombreux malheurs qui ont formé des personnalités hors-normes. Animés d’une grande énergie, tendus vers leur destin, ils ont vaincu les démons de leur existence pour triompher d’un démon bien plus terrible encore : une maladie conduisant un être dépossédé de son âme à aspirer au mal absolu. Churchill et de Gaulle surent ranimer la flamme d’un combat essentiel. Dans l’une des plus grandes barbaries de l’histoire, ils durent prendre la direction d’hommes afin d’affronter une folie sanguinaire devenue collective. 1940-1945 furent des temps barbares où l’humanité était engagée dans une lutte pour sa survie, c’est à ces hommes qu’elle doit son salut.

 

1940-1945 c’est la fin de l’Europe en tant qu’unique puissance, ses divisions ayant provoqué sa chute. Mais par l’Union européenne, les états européens ont tenté de s’unir pour affirmer leur message : un ensemble d’Etats que la guerre a conduit au désastre s’unissent afin d’assurer leur prospérité. Toutefois l’union européenne a semblé se résigner sur la scène internationale. Le conflit en Yougoslavie, géographiquement situé en Europe, a nécessité l’intervention de l’OTAN, les pays européens n’osant agir. Herman Van Rompuy, président du Conseil européen ne semble pas s’affirmer. Il a suivi une formation d’économie et a eu un parcours politique qui le mena à de hautes responsabilités en Belgique. Il est l’incarnation de ce que l’Europe est aujourd’hui : une force économique mais qui peine à s’affirmer sur la scène internationale. S’il y a un message que Churchill et de Gaulle nous ont transmis, c’est un message d’exigence. L’Europe semble se contenter d’une politique économique libérale qui ne sert pas forcement l’évolution des pays membres et d’une politique étrangère inexistante. Catherine Ashton est haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, elle a une formation d’économie et de sociologie. Elle a accédé à d’importantes fonctions politiques en Angleterre. La nomination d’Ashton a fait l’objet d’une polémique notamment à cause de son inexpérience dans le secteur diplomatique. Son grand oral devant le Parlement européen a démontré son incompétence sur la question cruciale de la Défense européenne. Ashton semble être une sage fonctionnaire, un peu idéaliste qui ne se met pas à la mesure des défis qu’elle est amenée à relever. En choisissant des dirigeants aussi ternes, l’Union européenne s’est donnée les moyens d’une politique étrangère sans contenu et sans objectifs. Dans une tribune pour Courrier International, Herman Van Rompuy fixe comme l’une des principales priorités de l’Union la gouvernance économique mondiale. Il reste assez vague et semble se contenter de l’existant.

L’union européenne a pris doucement position sur les dossiers tunisiens et égyptiens et a suivi le mouvement…Alors que la jeunesse libyenne se soulevait contre son tyran : Kadhafi, les dirigeants européens n’ont fait preuve d’aucune initiative, laissant la France et l’Angleterre entrainer les pays occidentaux dans une intervention nécessaire qui débuta en mars 2011. L’ONU qui a donné un mandat permettant aux pays occidentaux d’agir a montré qu’elle savait protéger les droits de l’Homme lorsque ceux-ci étaient directement menacés, mais la procédure a duré trop longtemps et les forces occidentales ont sauvé la rébellion de justesse et pour un temps limité car celle-ci est désormais en grande difficulté. La nécessité d’avoir une armée européenne indépendante pouvant s’engager au service de ses valeurs humanistes apparait de plus en plus clairement.

La France quant à elle, a démontré que ses dirigeants profitaient d’un système qui se compromettait avec les dictatures africaines comme celles défuntent de Tunisie et d’Egypte. La ministre des affaires étrangères de l’époque : Michelle Alliot-Marie et le premier ministre : François Fillon affectionnaient les voyages en avion aux frais de certains régimes peu recommandables. Il était désolant de voir nos responsables politiques se comporter en véritables parasites, profitant de nombreux avantages qui influençaient leur jugement. La position de la France sur le dossier libyen était salutaire mais si les dirigeants français s’étaient engagés plus tôt contre les régimes autoritaires du Moyen-Orient, leur position serait apparue plus cohérente. Nicolas Sarkozy a accueilli Kadhafi en France pour servir une Realpolitik. Cette politique s’est révélée désastreuse : aucun contrat n’a été signé et les forces françaises ont dû se retourner contre Kadhafi. L’opportunisme ne fait pas une politique. L’action de la France doit être guidée par ses valeurs et un message clair. D’après Nicolas Sarkozy, l’homme africain n’est pas assez rentré dans l’histoire, il devrait se demander comment la France compte la marquer. Lors de l’émission « Paroles de Français » où le Président de la République Nicolas Sarkozy était interrogé par des citoyens représentatifs le jeudi 10 février 2011, le journaliste écartait tout sujet pouvant gêner l’invité afin d’écouter sa bonne parole qui n’a pas convaincue la majorité des téléspectateurs. L’acteur politique devient de plus en plus impuissant et met de plus en plus en scène une action qui perd son sens. Face à la faillite de notre démocratie, de nombreux citoyens se tournent vers les extrêmes notamment le FN et sa nouvelle présidente : Marine Le Pen. Cette dernière d’après les sondages pourrait accéder au second tour de la présidentielle de 2012. Les extrêmes de droite ou de gauche, lorsqu’ils ont été au pouvoir, ont asservi les populations à une tyrannie inhumaine et étouffante. Les extrêmes qui se posent en antisystème ont imposé par le passé leur système qui a étouffé les forces vives des pays soumis. Les extrêmes ont un discours catégorique et clair qui semble à certains citoyens se confondre avec la vérité. Les extrêmes ne sauveront pas la France, ils la couleront définitivement. Depuis la France de Vichy, les français sont tentés par le manque d’ambition, la tranquillité, les valeurs traditionnelles, ils sont tentés par la médiocrité et l’abandon. Nicolas Sarkozy relance le débat sur l’identité nationale ce qui a pour effet de nourrir le discours de l’extrême droite qui remonte. La droite pour gagner les prochaines présidentielles souhaite que l’extrême droite passe devant la gauche au second tour pour rééditer le 21 avril 2002 où le leader du FN Jean-Marie Le Pen accédait au second tour des présidentielles permettant la victoire d’un Chirac usé et contesté qui retrouvait ainsi une santé politique. Ce qui risque de se produire c’est un 21 avril à l’envers, où la droite sera dépassée par son extrême se retrouvant au second tour face à la gauche. Que feront alors les électeurs de droite ? Voteront-ils pour un candidat de gauche ? La situation politique actuelle est fortement instable et d’autres combinaisons pourraient encore surprendre les commentateurs. La France aspire à un changement catégorique qui romprait avec les faillites d’un régime dépassé. La France aime vivre sur ses acquis sans se remettre en question, sans oser tenter de nouvelles initiatives jusqu’à ce qu’un bouleversement fort s’impose, c’est un état d’esprit qui doit changer. En 1940, la France voulait refaire la première guerre mondiale. Maintenant elle se vante d’avoir une cinquième République qui dure depuis 53 ans. Les dirigeants français pensent que puisque un système dure longtemps, il fonctionne. Si un régime  se maintient c’est parce que personne n’a le courage de le remettre en question. Lors de la campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy affirmait qu’il croyait en la cinquième République, elle a aujourd’hui démontré qu’elle ne conduit pas notre pays vers la modernité mais vers un enchainement de revers. Les années Chirac comme les années Sarkozy ont été inutiles car guidées par aucun projet fort, aucune initiative si ce n’est celle de se maintenir au pouvoir. Ce n’est pas parce que l’on veut le pouvoir que l’on est fait pour le pouvoir. Se battre pour le pouvoir est une chose, il faut se battre pour la France. Une concertation citoyenne devrait être engagée afin de définir les contours d’un nouveau régime. Avec Nicolas Sarkozy, la France a choisit le conservatisme hyperactif, elle doit désormais choisir où trouver son salut. Le salut de la France ne se décide pas à une élection présidentielle. Les masses doivent se projeter sur le long terme et construire un avenir. Les masses doivent penser à aujourd’hui mais aussi à demain. La fonction de président est-elle devenue inefficace ? Ne faut-il pas une vraie démocratie européenne encadrant l’épanouissement de régions plus affirmées ?

Un personnage comme de Gaulle est resté marginal même au sommet de sa gloire. Il serait temps que nous nous inspirions de son élan pour ouvrir à notre pays une nouvelle voie de progrès. Le temps des grands hommes s’est achevé avec la seconde guerre mondiale, et nous pensons toujours les retrouver, à tort. Certes les grands hommes de la seconde guerre mondiale ont réalisé un destin auquel ils semblaient se préparer, certes ils ont su défier l’adversité, mais l’Histoire est surtout la combinaison du hasard, et si la seconde guerre mondiale s’est déroulée de la sorte c’est aussi par un enchainement de circonstances que nous tentons d’expliquer par l’action des grands hommes, la réalité est plus complexe et nuancée. Dorénavant les grandes actions ne pourront prendre forme que par l’élan du collectif, celui-ci ne pourra être provoqué que par de nouvelles politiques plus rigoureuses et moins opportunistes qui sauront tenir compte de l’opinion des différents acteurs et associer le plus grand nombre.

Par Florian Brunner
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Jeudi 3 mars 2011 4 03 /03 /Mars /2011 18:00

Le vendredi 18 février 2011, le Conseil d'administration de l'université de Haute-Alsace (UHA) accueillait le président et le premier vice-président de l'université de Strasbourg (UDS) pour échanger sur un éventuel rapprochement entre les deux pôles.
La concentration des universités est un mouvement général qui est impulsé dans toute la France afin de mutualiser les activités et les moyens ; ainsi 21 PRES ont été instaurés en France. L'Etat met la pression comme avec les communautés de communes, en fermant des financements s'il n'y a pas de rapprochement.

 

L’UHA a commencé des négociations avec l’UDS visant à aboutir à un rapprochement.

Celui-ci est soumis à un calendrier quinquennal 2013/2017 qui implique que les maquettes de l’offre de formation doivent remonter en octobre 2011. Les maquettes de la recherche devront être remises en juin 2011. Ce timing serré et non entériné à ce jour permettrait de remettre un dossier d’évaluation complet au ministère.

 

L’UHA a une culture de professionnalisation et d’innovation. Elle a un ancrage partenarial, une taille humaine favorisant l’interdisciplinarité. Elle apparait complémentaire à l’UDS.

Cependant l’UHA propose des formations à faible effectif. L’offre de formation est à restructurer.

Le réaménagement des équipes de recherche est à poursuivre. L’UHA est en dessous de la taille critique. Peu de projets sont engagés avec l’EUCOR ; la confédération européenne des universités du Rhin supérieur. Le nombre d’enseignants-chercheurs de rang A est insuffisant dans certaines disciplines. Les menaces qui se présentent sont la perte de capacité à porter des projets et le risque d’évoluer vers une université de niveau L qui ne proposerait que des formations de licence.

 

L’UDS applique déjà deux niveaux de regroupement :

 

-          une université avec une gouvernance unique permettant une organisation multipolaire et hiérarchisée.

 

-          une coopération avec d’autres partenaires à l’état de projet nommée Cluster Alsace-Sup qui instaure des réseaux thématiques visibles et performants.

 

L’UDS est implantée dans la communauté urbaine de Strasbourg (CUS), à Haguenau, à Sélestat et à Colmar (IUFM). Elle a des rattachements avec l’ENGEES, la BNU, l’ENSAS et l’INSA.

Le Cluster Alsace-Sup englobe l’INRA, le CNRS, l’INSERM, l’HUS, l’ENA, l’INET, les Arts déco, le conservatoire, le Quai, le TNS, le CROUS et les collectivités locales.

Trois scénarios ont été envisagés pour le rapprochement:

-     l'alliance: dans ce cadre l'UHA rejoint le Cluster Alsace-Sup, elle est mise sur le même pied qu'une multitude de partenaires de l'UDS comme l'ENA ou les Conseils Généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

-     la fusion: l'UHA rejoint l'université de Strasbourg.

-     le rattachement: l'UHA conserve une structure avec un partage d'identité. Il y a une convention de rattachement.

Le premier scénario a été rejeté par le CA de l'UHA.
Le président de l’UDS et son équipe veulent la fusion.

Le CA de l'UHA semble vouloir un rattachement pour préserver son identité. Les dirigeants de l’UHA affichent leur préférence pour cette option sans préciser ce qui sera mis dans la convention de rattachement.
Le rattachement apparait ainsi comme une coquille vide qui risque de rendre l’UHA plus vulnérable qu’actuellement.

Il me parait souhaitable d’opter pour une fusion à la condition que la nouvelle université soit renommée et que Strasbourg supprime des filières chez elle pour renforcer celles de Mulhouse, que Strasbourg accepte l'idée que des étudiants strasbourgeois puissent étudier à Colmar et Mulhouse.

L'alliance me semble inacceptable et le rattachement parait être un concept vague et illisible. La fusion permet une mise en commun des formations, d'éviter les doublons et donnerait à l'UHA une visibilité internationale dont bénéficie l'UDS. Il serait plus facile pour l'UHA d'obtenir des financements sur des projets, par exemple pour des grands emprunts.
Un fonctionnement autonome a été garanti par l'UDS pour l'UHA. Haguenau fait partie de l'UDS et fonctionne en autonomie.
Si la fusion est effectuée, il n'y aurait plus qu'un CA mais il est souhaitable d'avoir un centre de décision unique pour une si grosse structure ; à charge aux filières de s'y faire représenter.

L’UDS et l’UHA pourront former une université d’Alsace capable de négocier avec des partenaires allemands afin d’instaurer une université bilingue de part et d’autre du Rhin. Nous pourrions établir une négociation plus résolue avec le réseau EUCOR pour aboutir à la mise en place de formations se déroulant dans toutes les universités du Rhin supérieur.

Un rapprochement avec les universités de Bâle et Freiburg et l’université technique de Karlsruhe pourrait être opéré. L’université d’Alsace devra appliquer une stratégie tournée vers ses voisins rhénans permettant l’affirmation d’une identité régionale au sein de l’Europe.

 

Afin de dégager une orientation pour l’UHA, je propose la tenue d’un référendum pour consulter les étudiants où ces derniers pourront se décider entre rattachement et fusion.

 

Florian Brunner

Elu Cé au Conseil d’administration de l’université de Haute-Alsace

Par Florian Brunner
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