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Le Blog de Florian Brunner

Un blog engagé où tout le monde pourra s’exprimer à sa manière sur Colmar, sa région et plus largement sur l'Europe et l'état du monde.

Bernard FRIEDRICH (Colmar) : « 2015 ou le réveil du Capricorne »

Publié le 11 Janvier 2015 par Florian Brunner

Bernard FRIEDRICH (Colmar) : « 2015 ou le réveil du Capricorne »

Bernard FRIEDRICH, Colmarien engagé, revient sur les vœux de Gilbert MEYER (maire de Colmar) qui ont été prononcés, ce lundi 5 janvier 2015. Il souligne les contradictions et les limites d’un homme qui ne cesse de s’auto-congratuler.

 

Difficile pour qui n'a pas eu le bonheur d'assister à la grand-messe des vœux, de se faire une idée raisonnable de ce rituel au contenu immuable. La mine sans expression des invités du premier rang et les commentaires eux aussi classiques des interviewés incitent à la conclusion qu'à Meyerland, il n'y a rien de nouveau: le fort en calcul  mental est fier de lui et ne voit l'avenir de Colmar que dans l'afflux massif de touristes...oubliant que sans travail, pas d'argent et pas de touristes "rentables". Même les anciens ne viendront plus si personne ne finance les retraites ! 

 

Accuser Meyer d'humanisme ou saluer sa capacité de vision est lui faire insulte. L'homme ne fonctionne pas ainsi, dont la créativité se limite à s'attribuer les idées des autres, l'ordre républicain à écraser les opposants à son régime et à dresser les colmariens les uns contre les autres.

 

Notre capricorne préféré (mi-chèvre, mi-poisson), avocat de surcroît, adore les effets de manche et les envolées lyriques en totale opposition avec l'homme qu'il est. En découle, pour l'inventeur de la modeste Liberté à l'entrée de la ville, de fréquentes discordances dans le discours et une profonde dichotomie entre les actes et le verbe. Une manière de ne pas dire la vérité, sans mentir ? Ainsi peut-il museler ses opposants, mettre la flamme de sa statue sous le boisseau, clamer son attachement aux valeurs fondamentales de la République, séduire son électorat traditionnel, rejeter les extrêmes pour mieux les apprivoiser, tout en se proclamant "jacobin", sans préciser le sens qu'il donne à ce terme. Respectueux de la souveraineté populaire ? Centralisateur ? Base du totalitarisme, de l'autoritarisme ? A le côtoyer depuis si longtemps et à entendre les louanges de ses fidèles, on est tenté de croire que pour lui : c’est selon les circonstances, avec une nette préférence pour les deux dernières interprétations !

 

Ainsi peut-il créer des commissions pour le développement économique, tout en limitant celui-ci à un afflux de touristes pour nos "marchés" et son grand-œuvre Unterlinden. Gilbert Meyer ne voit-il donc pas la triste dégringolade de tous ces pays à ambition exclusivement touristique ? Même ses ancêtres pharaons souffrent !

 

C'est avec raison que les opposants dénoncent la vanité de ses plaidoyers pro domo et le culot d'un donneur de leçons sans complexes (en dépit de son "génie" et surtout de ses relations, il n'a en fait jamais été appelé à de plus hautes responsabilités et lorsqu'il l'a tenté, le bon peuple l'a gentiment renvoyé dans ses buts). Voir le président du conseil économique et social, saluer la hauteur de vue de celui à qui il doit sa renommée "éphémère" laisse pantois, lorsque l'on sait que cet homme a en charge l'avenir économique de Colmar.

 

Visionnaire notre maire ? Comme il l'était pour la fermeture de l'aérodrome ? Du port ? De la non augmentation des impôts ? De la durée et portée de la crise ? De l'avenir de l'Alsace ? De la non application des rythmes scolaires ?

 

Le capricorne, ambitieux et autoritaire, plus porté sur la sensiblerie que la sensibilité serait aussi selon certains très conservateur. Tout s'explique.

 

Bernard FRIEDRICH

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