Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 11:42

 

 

 

Jeunes de tous bords politiques, engagés dans la vie de notre département, nous nous réunissons aujourd'hui pour une même cause, celle du Conseil d'Alsace. Par-delà nos appartenances respectives, nous souhaitons affirmer notre attachement à l'Alsace et au projet de collectivité unique. À la veille de l'élection présidentielle, nous souhaitons dépasser les clivages traditionnels pour nous rassembler autour d'une idée ancienne mais tellement moderne qui mérite d'être mise en œuvre dans une période où le monde évolue de plus en plus vite.

 

Nous sommes convaincus que l'avenir de l'Alsace, terre de toutes les initiatives et de toutes les expérimentations, passe par la capacité à réunir toutes les forces vives de notre région, plutôt qu'à toujours mettre en avant ce qui nous divise ou la défense d'intérêts particuliers.

 

L'identité alsacienne est forte et profondément ancrée en nous ; c'est le moment de l'exprimer ! L'Alsace est à un tournant. Elle doit savoir bien le négocier. Nous pensons que la création du Conseil d'Alsace est un atout majeur pour notre Région.

 

Le Conseil d'Alsace qu'est-ce que c'est ? C'est la fusion en une collectivité unique de la Région, du Conseil Général du Haut-Rhin et du Conseil Général du Bas-Rhin. Quel Conseil d'Alsace défendons-nous ? Celui qui donnera aux citoyens un interlocuteur unique, permettra de mutualiser les moyens administratifs, humains et financiers.  Celui qui améliorera la vie démocratique des citoyens et favorisera une gestion harmonieuse de l'espace régional. Celui qui donnera plus de poids politique à notre région au niveau national comme au niveau européen.

 

Conscient de l'attachement des Alsaciennes et Alsaciens à la notion de proximité et de diversité, nous sommes persuadés que le Conseil d'Alsace répondra à ces exigences. Nous y veillerons en tout cas. Nous reprenons bien volontiers ce crédo : penser global, agir local !

 

Le 1er décembre, les élus des trois assemblées de la région (Conseil Général du Haut-Rhin, Conseil Général du Bas-Rhin, Conseil Régional) ont majoritairement soutenu une résolution proposant la création du Conseil d'Alsace.

 

Le Conseil Général du Bas-Rhin et le Conseil Régional d'Alsace viennent de voter une délibération commune. Demain, il appartient au Conseil Général du Haut-Rhin de voter la même délibération, conformément à la loi du 16 décembre 2010, pour donner la possibilité aux Alsaciens d'être enfin consultés sur ce projet par référendum.

 

Alors que la situation économique de l'Alsace, et du Haut-Rhin en particulier, ne fait que se dégrader, il s'agit véritablement d'enclencher une dynamique alsacienne, d'écrire une partition commune, où personne ne la jouera solo, où l'exemplarité et le pragmatisme l'emporteront sur les manœuvres politiciennes.

 

Aussi, nous appelons aujourd'hui de nos vœux les conseillers généraux du Haut-Rhin, sans distinction de bord politique, à voter la même délibération pour faire avancer le Conseil d'Alsace. Dès aujourd'hui, l'Alsace a rendez-vous avec l'Histoire, nous comptons sur la responsabilité de nos élus !

 

Florian BRUNNER, Président des Jeunes Démocrates d'Alsace (MODEM)

Elsa DEBROWOLSKA, Trésorière des Jeunes Démocrates d'Alsace (MODEM)

Julien ERNST, Secrétaire de la section PS de Colmar

Médéric FURON, Président des Jeunes Centristes d'Alsace

Guillaume GERMAIN, Secrétaire Départemental Adjoint de l'UMP

Maël HARTER, Animateur fédéral des Jeunes Socialistes du Haut-Rhin

Loïc JAEGERT, Conseiller Général Suppléant (Bougeons les Lignes Colmar – Alsace)

Antoine LAPLANE, Adhérent EELV

Raphaël SCHELLENBERGER, Responsable Départemental des Jeunes de l'UMP

 

http://www.lalsace.fr/actualite/2012/02/17/des-jeunes-alsaciens-de-tous-bords-se-mobilisent-pour-le-projet

 

http://www.dna.fr/politique/2012/02/17/la-creation-du-conseil-d-alsace-est-un-atout-majeur

Par Florian Brunner
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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 10:42

Selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche, Nicolas Sarkozy et François Hollande feraient jeu égal avec chacun 33% des intentions de vote, au cas où Marine Le Pen ne serait pas présente au premier tour de la présidentielle. En effet Marine Le Pen peine à trouver les 500 parrainages nécessaires pour pouvoir être candidate à la présidentielle. Ainsi Marine Le Pen, candidate du Front National, qui obtient des scores de 16 à 20% d’intentions de vote dans les sondages n’est pas sûre de réunir ces 500 signatures. Il est pourtant indéniable que le Front National représente un courant politique conséquent. En 2002, ce mouvement politique était présent au second tour des élections présidentielles. En 2007, il faisait 10% et arrivait quatrième. Cette force politique, trop souvent stigmatisée, risque de se voir refuser l’accès à la présidentielle, par un blocage. Si le Front National ne pouvait pas se présenter à l’élection présidentielle ce serait une grave crise qui s’ouvrirait alors car les citoyens le ressentiraient comme un refus de laisser s'exprimer leurs véritables attentes.

 

L’élection présidentielle n’est pas une élection sage, une élection dont on doit organiser l’éternel duel droite-gauche pour voir ces deux courants décevoir à nouveau. La démocratie n’est pas là pour susciter la déception perpétuelle des citoyens. Alors oui, le Front national est un parti d’extrême droite, oui il porte un programme peu crédible, oui il défend des valeurs contestables, oui il est plus un parti de régression que d’évolution mais il appartient aux citoyens de choisir. En refusant ce courant dans la course à la présidentielle, nous ne ferons que son jeu, il pourra alors dénoncer le système, le système qui refuse d’entendre les citoyens et qui veut sa perte, le système qui se cloisonne et se protège. Ce système auquel le Front National a beau jeu de ne pas prendre part…Cessons la stigmatisation à outrance d’un parti qui ne demande que cela et acceptons-le dans le débat, laissons-le prendre des responsabilités où il décevra peut-être plus que les autres mais au moins le masque sera tombé : le Front National n’apporte pas le changement mais la déception. Chaque fois que le Front National a pris des responsabilités, il a déçu. Les français le savent mais ils ne souhaitent pas voir le Front National accéder à la présidence, ils souhaitent l’utiliser pour manifester leur colère et pour changer le rapport de forces politiques. Marine Le Pen qui a réussi à percer mérite ses 500 signatures. Si Le Front National effectue une si belle percée c’est aussi parce que les autres courants n’arrivent pas à convaincre. Alors laissons le Front national entrer dans la course et tentons de convaincre les citoyens. Ne fuyons pas l’adversaire mais affrontons-le de face. Autrement nous aurons organisé une parodie d’élection. Nous aurons définitivement fait échouer notre démocratie. Or c’est notre démocratie qui doit gagner pour permettre à notre pays de relever les défis qui se présenteront à lui. Organisons la victoire de la démocratie française et faisons confiance au choix que feront les citoyens.                                                                                                                

 

Le sondage Ifop semble nous préparer à l’hypothèse où Marine Le Pen n’aurait pas réussi à obtenir les 500 signatures nécessaires afin de pouvoir se présenter à l’élection présidentielle. Pourtant on aura beau préparer, on aura beau tenter de faire accepter l’idée, si le FN n’est pas présent à l’élection présidentielle alors qu’il fait dans les 20% d’intentions de vote dans les sondages, une partie de la société française sera poussée à la révolte. Alors on peut s’extasier devant un François Hollande réveillé au Bourget, on peut admirer la riposte classique de Nicolas Sarkozy, on peut préparer l’éternel duel droite-gauche pour le second tour mais cette préparation n’aboutira qu’à une volonté plus ferme émanant du peuple de bousculer les clivages et le système, et cette volonté pourra se manifester de manière violente.                                                                                                          

 

On peut s’interroger en outre sur l’utilité du système des parrainages : il a été mis en place pour limiter les candidatures, et pourtant l’inflation des candidatures n’a pas pu être maîtrisée. De nombreux maires plaident pour l'anonymat des signatures car ils craignent une réprobation des électeurs mécontents et redoutent aussi les pressions des deux grands partis majoritaires. Ainsi il parait souhaitable que les parrainages soient anonymes comme le demande actuellement Marine Le Pen au Conseil Constitutionnel. Enfin il est nécessaire que les maires s’engagent fermement à soutenir l’expression de tous les courants politiques dans notre démocratie, et ça commence par le Front National.

Par Florian Brunner
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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 12:03

Réunion BLL

 

Association - Bougeons les lignes Bilan et perspective


Pour « une meilleure prise en compte de la jeunesse »


L’association Bougeons les lignes s’est réunie récemment pour tracer le bilan de ses trois années d’existence et présenter ses perspectives pour 2012 (DNA du 25 janvier).
La réunion s’est déroulée dans une ambiance conviviale, sous forme de Stammtisch. Elle a rassemblé une quinzaine de membres et sympathisants de tous âges, sous l’œil attentif du député Éric Straumann.


Florian Brunner, nouveau président de l’association, a introduit la soirée en appelant à ce que « cette année soit celle de la remobilisation citoyenne », « d’une meilleure prise en compte de la jeunesse, tout en restant sensible aux problèmes des aînés », comme en témoigne l’entrée de Bernard Friedrich au Bureau, et en pointant « le mauvais exemple donné par le maire dans différents domaines, comme la démocratie locale ».


Dans un second temps, Tristan Denéchaud, porte-parole et élu de l’association au conseil municipal de Colmar, a retracé le bilan des positions prises et des différentes actions menées (rencontres, conférences…) par Bougeons les lignes depuis sa création début 2009, sur la base d’une revue de presse comprenant plus d’une centaine d’articles.

 

Le Bureau de l’association a ensuite présenté ses propositions d’actions pour 2012, notamment en matière de transports, de développement durable et de démocratie locale, les trois grands axes de travail du collectif depuis sa constitution.


Autre temps fort de la rencontre : la présentation du projet « Montagne-Verte 2020 », entièrement élaboré par l’association, par son principal concepteur, Arnaud Geismar, architecte et membre du collectif depuis le début.
Cela était l’occasion de voir la maquette de cet ambitieux projet présenté par les DNA en octobre dernier, et d’en débattre. Les personnes présentes ont toutes exprimé leur intérêt aussi bien pour le fond du projet que pour la démarche constructive adoptée par Bougeons les lignes.


En complément, Tristan Denéchaud a dévoilé les résultats d’une petite enquête menée sur le site de Bougeons les lignes, selon laquelle 62 % des répondants sont favorables à la suppression ou au déplacement du gymnase de la Montagne-Verte, seulement 40 % estimant pertinent de le laisser en place et de le rénover.

Par Florian Brunner
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